12.17.2006

une seconde

Je m'étais pourtant couché assez tard hier soir. Après un peu de bière et un souper arrosé de bon vin. Rien d'excessif mais suffisant pour que je me sentes un peu paf. Mais ce matin, j'étais réveillé un peu avant 9H00, plus vraiment l'envie de dormir. Je me suis levé et j'ai eu l'idée d'aller louer quelque chose au club vidéo, mais-me-direz-vous-qu'est-ce-que-c'est-que-ça-les-clubs-vidéos-fermés-à-9h30-le-matin? Bref, j'ai ramassé le journal et ai déjeuné en le parcourant tranquillement.

Puis j'ai replacé les meubles chez moi. Je crois que là je vais me sentir mieux. L'espace se meuble.

Mademoiselle F me manquait terriblement aujourd'hui. Depuis hier soir, le besoin intense de plonger dans son cou était si écrasant. Je me suis retenu hier soir, mais j'avais envie de lui téléphoner. Lui écrire. J'avais envie de dormir contre elle. Passer la nuit entière à respirer son odeur et à ne penser qu'à ça. Me concentrer intensément sur le goût de sa peau et n'avoir aucune autre préoccupation. Mettre mon cerveau sur pause. Arrêter de penser, de ma casser la tête. Une seconde, une nuit encore. Toujours. Arrêter de fonctionner. Puis j'aimerais la prendre lentement. La sentir jouir et la sentir sourire. J'aimerais m'affaler sur elle pour une vie entière. Puis m'endormir paisiblement.

Et ne me réveiller que pour recommencer. Pour arrêter une seconde de me briser. Et pour recommencer.