1.18.2007

clandestinité

Je n'écris pas beaucoup. La vie est faste par moments. Ces temps-ci, entre le boulot, les amis et Mademoiselle F, je n'ai pas beaucoup de temps. Mais je suis bien.

Je me sens un peu comme un immigrant clandestin. Mon appartement étant ce refuge duquel je ne dois pas sortir pour ne pas me faire fusiller par le premier ennemi venu. Il y a dehors des bruits immenses. Un boucan terrible. Une activité sans cesse renouvellée. Et ici il y a le silence et le calme.

Il y a le corps de Mademoiselle F et du café. Il n'y a rien d'autre qui compte vraiment.

1.11.2007

silences

Journée de congé aujourd'hui. Que je passerai à ne rien faire. Parce que c'est la seule. Parce que cette journée est unique. Que le plancher de mon appartement n'est qu'à moi. Que les journaux qui traînent sur la table, dans la cuisine sont pour moi. Que cet ordinateur qui roule bien m'appartient. Que tous ces cd qui s'empilent partout ne demandent qu'à être écouté. Que mon compte en banque s'est fait remplir cette nuit. Que j'ai la journée à moi. Avec l'asphalte dehors. Avec le ciel qui se déchire. La neige qui tombe.

Ce matin, quand Mademoiselle F a quitté mon lit, il faisait beau. Soleil. Quand son corps envoutant s'est relevé. Quand elle s'est assise sur le bord de mon lit, complêtement nue. Quand ses courbes ont finies de me réveiller.

Cette nuit, je me suis senti comme sur un radeau, dans ce lit trop petit. Avec la seule personne capable de me garder sur les rails, malgré tout qui déraille autour. Malgré tout qui s'effondre en silence. Avec la peur. Avec tout ce qui vient avec, mais l'envie d'y croire encore. L'envie de ce regard, encore plongé dans le mien. J'aimerais que rien ne bouge. J'aimerais que tout s'arrête. Ne plus jamais sortir d'ici. Sauf pour acheter du lait et les journaux. Rester là.

Ici.